Focus sur le premier réseau social de l’histoire de l’humanité

Savoir-vivre, convivialité, partage, l’apéritif brise les codes et rassemble
les classes socio-culturelles.

 Une origine, un nom :

Le mot « apéritif » doit son origine au latin « apertivus » dérivé de « aperire » qui signifie « ouvrir ». Le terme est dans un premier temps essentiellement médical : décoction à base de plantes, une boisson apéritive était censée “ouvrir” les voies d’évacuations naturelles… Autrement dit, cette boisson était considérée comme un laxatif !

Dans leur Encyclopédie, Diderot et d’Alembert  (1751-1765) nous expliquent que  « Les apéritifs conviennent dans tous les cas où l’obstruction est la cause ou l’effet de la maladie ».
C’est à partir du XIIIe siècle que le sens évolue, et l’idée se répand que l’apéritif doit avant tout “ouvrir”… l’appétit 🙂
Au cours des siècles, on passe donc d’un usage quasi-médical réservé à une élite, à une pratique sociale généralisée, synonyme de fête et de partage. Ouvrir, comme on ouvre sa porte et son foyer à ses convives, ouverture d’esprit, bref, un vecteur de convivialité !

 

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 À chaque époque son apéritif :

 

L’Égypte Antique :

À la fin d’une journée de labeur, les Égyptiens avaient pour tradition de s’offrir une collation à base de fruits secs, de dattes et de petits oignons, le tout accompagné d’une bière tiède, « L’heneqet». Véritable boisson nationale, elle était facile à produire et était consommée dans toutes les strates de la société. On a même retrouvé des fresques dédiées à la fabrication et la consommation de la bière sur des mastabas (mausolées funéraires ornés ) datant de -2200 à -2700 avant J.C ! On peut y voir les tous premiers signes de ce que nous appellerons des siècles plus tard l’apéritif 😉

 

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La Grèce Antique :

Moyen de renforcer le lien civil autant que marque de piété religieuse, les Grecs de l’Antiquité se réunissaient pour pratiquer un apéro de leur cru appelé symposion. Littéralement « réunion de buveurs » ! Séparées en deux parties, l’une consacrée à la nourriture, l’autre à la boisson, ils étaient bien souvent accompagnés de libations (l’ancêtre de nos toasts), et de chants à la gloire des dieux.
On y célébrait bien souvent l’extravagant
Dionysos, le dieu de la vigne… et de l’ivresse.  De nombreux auteurs antiques comme Platon (le Banquet) ou Athénée décrivirent ces réunions et nous livrent des informations gourmandes ; on y apprend par exemple que les citoyens grecs consommaient nombre de friandises à base de pain, de miel et de noisettes, les tragếmata, pour accompagner leurs boissons. Eh oui, les Grecs aussi aimaient prendre l’apéritif ! 😉

 

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Le saviez vous ?

De quel arbre sont issues les pistaches ?
Grands classiques des apéros, les pistaches sont originaires du Proche-Orient. Fruit du pistachier vrai, elles auraient été introduites en Europe, via l’Italie, au Ier siècle. Elles sont aujourd’hui majoritairement cultivées en Iran, Turquie, Syrie mais aussi aux Etats-Unis, en Californie. 

La Rome Antique :

Au sein de la bonne société Romaine, on était particulièrement friand d’extravagants banquets, commençant dans l’après-midi et se terminant tard dans la nuit, les cena. Les Romains consommaient du vin au miel ou de l’ambroisie (du nom de la mythique boisson des Dieux procurant l’immortalité) avant de commencer les hors-d’œuvres… Censés pouvoir permettre à l’hôte d’étaler sa générosité, ces festins de dimensions épiques étaient si fournis en plats qu’il n’était pas rare que les convives tombent malades !

 

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Chez les Celtes :

Les peuples Celtes – dont les Gaulois – pratiquaient également l’apéritif… à leur manière 🙂
Non, nos « ancêtres » ne dévoraient pas de sangliers à mains nues. Ils prenaient part à des festins codifiés ou les guerriers, servis par de jeunes pages se voyaient attribuer « la part du héros » selon leur mérite. La première coupe, la première pièce de viande, était distribuée dans le but d’honorer un hôte, ou bien d’en discréditer un autre. Les banquets des Celtes avaient également une signification religieuse. Les plus importantes de ces fêtes, décidées par l’ordre sacerdotale des druides telles que les célébrations de Samain ou Beltaine, pouvaient durer plusieurs jours ! Cependant rien de trop solennel, les Celtes aimaient faire la fête, et ne se refusaient pas une petite cervoise épicée pour se mettre en appétit !

 

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Au Moyen-Âge :

Au Moyen-âge, on ne prend pas l’apéro de la même manière si on est noble, marchand ou paysan. D’ailleurs, les plus pauvres ne prennent pas l’apéritif du tout ! Si les serfs et métayers peuvent consommer liqueurs et bouillons avant le repas ou pour des raisons médicales, seuls les aristocrates “ripaillent” en observant une hiérarchie sociale très stricte. Selon sa place dans la société médiévale, on était plus ou moins bien traité lors des banquets. Au seigneur et ses favoris la table principale, juchée sur une estrade près de l’âtre, aux invités de moindre rang les tables les plus éloignées, près des portes (et des courants d’air !). On se partageait à plusieurs les gobelets et tranchoirs, il fallait donc connaître sa place sous peine d’offenser quelqu’un. Les premiers ouvrages écrits de savoir-vivre datent d’ailleurs de cette époque !

 

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Le saviez vous ?

Que signifie le fait de trinquer ?
De nos jours, bon nombre d’apéritifs débutent avec ce rituel bien connu : trinquer. Il s’agit là d’une pratique ancestrale qui nous vient du Moyen-âge. L’empoisonnement était en effet une pratique courante ! Comme les seigneurs n’avaient confiance en personne, ils trinquaient deux fois avec leurs hôtes afin que le liquide passe d’un verre à l’autre. Une bonne façon de prouver que chacun buvait bien la même chose.

Sous l’empire :

Au XIXème siècle, sous les règnes de Napoléon 1er et Napoléon III, on se découvre un intérêt renouvelé pour les arts et manières de la Renaissance et de la Rome antique. Des réceptions raffinées où se retrouve toute la noblesse d’Empire sont données. L’apéritif rentre alors dans une période faste : de nombreux nectars récréatifs, pour la majorité à base de vin blanc et/ou de cognac font leur apparition. En conséquence, de nouveaux accompagnements et amuse-bouches sont créés. C’est notamment le cas d’une de nos recettes favorites, la tapenadeInventée en 1880 par le Chef Meynier, du restaurant La Maison Dorée à Marseille, cette recette est principalement composée d’olives, de câpres, de filets d’anchois et d’autres condiments qui permettent d’ajouter de la saveur à la préparation. Réalisée à base d’olives noires ou vertes cette recette n’est pas très éloignée de celle qui nous régale encore aujourd’hui !

 

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Le saviez vous ?

Pourquoi dit-on “Tchin Tchin” ?
Cette expression a été rapportée au début du XIXe siècle en Europe par les Britanniques qui se trouvaient en Chine. Tchin tchin vient du chinois “tsing tsing” qui signifie salut.

Du XIXème au XXÈME SIÈCLE :

À la fin du XIXème siècle, les pratiques évoluent. Loin de correspondre à une simple boisson, l’apéritif désigne à présent un moment de convivialité à part entière : c’est l’heure de l’apéritif, ou plus communément l’apéro. La Révolution Industrielle bouleverse les structures traditionnelles qu’étaient la famille ou la communauté villageoise. Venue des campagnes pour trouver du travail, une importante classe ouvrière se développe. Perdus dans les villes inhospitalières, les travailleurs tentent de se recréer des repères autour des bars et des cafés. Pour citer l’écrivain et académicien Paul Morand, dans son ouvrage Ouvert la nuit : L’apéritif c’est la prière du soir des français.

La pratique de l’apéritif sera cependant fortement dévalorisée dans l’entre-deux-guerres. Dans une France profondément marquée par les horreurs de 14/18, la consommation de boissons alcoolisées pour le plaisir est vue comme contraire aux valeurs de progrès et d’ordre chères aux gouvernements successifs. Taxé de vulgaire et perçu comme un symbole de décadence, de nombreuses lois seront promulguées pour limiter l’apéro, comme en 1915, ou en 1940. Il faudra attendre l’année 1951 pour que la législation s’assouplisse. L’apéritif restera cependant associé dans les esprits à une certaine dégénérescence de la société française jusqu’au début des années 1960.

Dans les années 60, une population qui n’a pas connu la guerre arrive en âge de consommer et redonne à l’apéritif ses lettres de noblesse. Plus tournés que ses prédécesseurs vers les plaisirs gustatifs, ces nouveaux actifs urbains et salariés mènent une vie rapide et changeante. L’apéro se “culinarise” et ne maintient désormais plus de limites entre collation et véritable repas. C’est la naissance des “apéro dinatoires“.

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Le saviez vous ?

De quand date le mot « amuse-gueule » ?
Ce terme, né dans les années 1940, est familier. Sur ce même modèle, un autre mot est né dix ans plus tard : amuse-bouche, plus élégant. Ces termes désignent tous les hors-d’œuvre servis avant le repas pour « divertir » l’appétit.

Aujourd’hui :

A l’heure actuelle, l’apéritif est bien plus qu’un moyen d’ouvrir son appétit, c’est un véritable rituel, vecteur de convivialité, qui séduit de plus en plus de Français !
Une étude* récente montre que 89,3 % d’entre eux organisent régulièrement un apéritif. L’apéritif dinatoire tend également à supplanter le dîner classique pour 63,6 % des personnes interrogées.  
L’apéro a donc de beaux jours devant lui !

Vous pouvez compter sur Tramier pour vous proposer des recettes toujours plus audacieuses et gourmandes, accompagnées de ses succulentes Olives Apéro :-).

 

Attention, n’oubliez pas que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération. 🙂

 

Découvrez les nouvelles recettes d’Olives Apéro 2017 :

La nouvelle gamme d’Olives Apéro

 

Quelques idées de recettes apéro :

Verrines provençales et Olives Apéro à la Provençale

Pannacotta de mozarella et tomates – Olives Apéro à l’ail

Salade en verrine de fraises et billes de concombre – Olives Apéro Cocktail gourmand

Verrines de carottes au cumin – Olives Apéro à l’Orientale

* Etude menée de juillet 2016 à janvier 2017 pour le Syndicat des apéritifs à croquer, sur la base d’un échantillon de 800 répondants représentatifs de la population française âgée de 18 à 65 ans.