Halloween, les origines :

Entre symbolique et convivialité, découvrons ensemble les origines de la plus terrifiante
des fêtes 

 

Une fête aux racines païennes et symboliques : Samain

 

Si dans l’imaginaire commun Halloween nous vient des États-Unis, ses origines sont en fait bien plus anciennes. Rappellez-vous, dans notre article du 10 août sur l’histoire de l’apéritif, nous vous parlions de la célébration païenne de Samain, Samhain ou Samonios.

Vieille de plus de 3 000 ans, cette fête mythologique commune à beaucoup de peuples celtes (tribus Gauloises, Gaëls Irlandais…) marquait le passage d’une année à une autre. La symbolique de Samain était celle de la transition, du passage et du renouvellement : on croyait en effet qu’à ce moment particuliers les mondes réels et spirituels ne formaient plus qu’un. Les dieux et les défunts se mêlaient donc aux vivants, et il était de coutume de leur laisser offrandes et présents pour les honorer et les apaiser.

Présidées par l’ordre religieux des druides, les célébrations de Samain pouvaient durer plusieurs jours, durant lesquels toutes les castes de la société étaient réunies autour de plantureux festins. Des sacrifices rituels étaient effectués et les druides s’adonnaient à la divination pour l’année à venir.

En quelque sorte, Samain, tout comme Halloween faisait office de Fête des Morts. À noter qu’il est difficile d’estimer avec précision la fin exacte du calendrier celtique, mais de nombreux historiens s’accordent à dire qu’elle avait lieu autour du 31 octobre… soir d’Halloween !

Légendes et croyances populaires : des citrouilles, des navets ou des olives ?

 

L’arrivée du christianisme induit l’abandon progressif des traditions païennes. Au 9ème siècle le pape Grégoire IV décale la fête catholique de la Toussaint du 13 mai au 1er novembre. Les historiens considèrent généralement que cette date a été choisie pour christianiser les célébrations de Samain. On commence alors à célébrer l’office des trépassés et des martyrs chrétiens.

Cependant, la fin du mois d’octobre restera pendant longtemps un moment à part, propice à la magie et aux sortilèges. De nombreuses légendes et superstitions se répandirent dans les campagnes, témoignant de ce statut particulier.
On croyait par exemple que s’habiller à l’envers et de marcher à reculons amenait tout droit à la masure d’une sorcière.

Également, gare au voyageur imprudent qui aurait la mauvaise idée d’errer dans les marais un soir d’Halloween. Il pourrait avoir le douteux plaisir de rencontrer le terrible Jack-o’-Lantern !
À l’origine un maréchal ferrant ivrogne et menteur, ce dernier aurait tenté d’escroquer le Diable en personne. Pour le punir, le démon l’aurait maudit : Jack fut condamné à errer pour l’éternité, ni mort ni vivant. Il hante depuis les forêts et les campagnes, perdant les voyageurs attirés par la lueur de sa lanterne, creusée dans un navet.

Eh oui, le navet était le symbole originel d’Halloween ! Avouez qu’il aurait été compliqué de mettre des bougies dans des olives ;-). Les Irlandais continuèrent pendant longtemps de creuser des Jack-o’-Lantern dans des navets ou des rutabagas. Placés sur le porche des maisons et garnis de chandelles, ils constituaient une protection contre le mal.

 

Du 19ème siècle à nos jours :

 

C’est à la moitié du 19ème siècle que de nombreux Irlandais émigrent en masse vers les tout jeunes États-Unis d’Amérique. À la recherche de nouvelles opportunités, ils amènent avec eux les nombreuses traditions de leur terre natale, qui au contact du “melting pot” américain, se transforment et s’amplifient. Ainsi, on ne creuse plus des navets ; le Jack-o’-Lantern est devenu une citrouille ! La tradition du Samain ayant peu ou prou survécu au temps, elle évolue pour donner naissance, dans les années 1920 à la fête d’Halloween telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Les enfants se costument et se rendent de maisons en maisons pour réclamer bonbons et friandises, en clamant “Trick or Treat !” soit “Farce ou Friandise !” ou encore “Des Bonbons ou un Sort !“. Mais gare à l’indigestion ! Selon l’association américaine des confiseurs, 90 % des parents admettent « piquer » des bonbons dans les sacs de leurs enfants :).

Halloween connait une popularité variable tout autour du globe, où elle se mêle bien souvent aux traditions locales. Ainsi, en Irlande et en Écosse, on fête Oidhche Shamhna, une variante d’Halloween encore fortement teintée de folklore gaélique. Alors qu’aux Antilles la célébration d’Halloween se mèle de vaudou, dans les régions francophones du Canada, c’est plutôt Mardi-Gras qui est à l’honneur. Les Suisses et certains Allemands, quant à eux, sculptent navets et radis en forme de luminaires pour Räbeliechtli, la fête de “la petite lumière de la rave”, le second samedi de novembre. En Moselle enfin, on célèbre la fin des récoltes la veille de la Toussaint avec Rommelbootzennaat, “la nuit des betteraves grimaçantes”.


En France, si on célèbre traditionnellement le Mardi-Gras, tout comme la Toussaint, et la Fête des Morts le 2 novembre, Halloween connait un impressionnant regain de popularité depuis les années 80. Aussi, il n’est pas rare de croiser dans nos rues de petits fantômes, vampires et sorcières avec à la main des paniers remplis de bonbons !

Les mets d’Halloween à travers le temps :

 

Que mangeait on pour Halloween ?

Avant toute chose, la période d’Halloween était propice à la récolte et la consommation de légumes de saison. Parmi les classes les plus modestes de la population, ce sont les légumes de type racine comme les carottes, navets, oignons, rutabagas,  betteraves, panais, topinambours et pommes de terre qui étaient privilégiés. On consommait également du choux fleur, du choux rave ou encore des crosnes.
Suite à l’industrialisation massive de l’agriculture,  ces “légumes oubliés” ou “légumes anciens” tombèrent peu peu à peu en désuétude.
On en redécouvre cependant aujourd’hui le goût et les bienfaits comme nous l’évoquions dans notre article du 27 février.

En Irlande, on sert traditionnellement du Colcannon le soir du 31 novembre. Cette préparation simple et bon marché à base de purée de pomme de terre, de chou, d’oignons, de bacon et de beurre est parfois agrémenté d’une pièce ou d’un petit présent à l’image de la fève de la Galette des Rois.

Avec le temps, les mets d’Halloween se sont transformés pour devenir à la fois savoureux et amusants : tartes à la citrouille, cookies-fantômes ou bonbons araignées. Chez Tramier, nous vous proposons également des recettes amusantes qui raviront les petits et les grands :

les Pizzas Momies

les Yeux à Croquer 

Pour continuer à faire vivre cette période aimée de tous, Tramier vous propose de participer à son GRAND JEU D’HALLOWEEN à partir du 1er novembre ! Vous aurez l’occasion de vous entraîner, avec vos enfants durant les vacances scolaires. Jouez chaque jour au jeu des 7 différences afin d’augmenter vos chances de gagner, et tentez de gagner des Smartbox ainsi que de nombreux paniers gourmands Tramier !

On vous attend nombreux pour jouer directement sur notre page Facebook !