Un olivier millénaire vendu 65.000 euros

De véritables sculptures vivantes considérées comme des oeuvres d’art !

Un olivier vieux de 2.000 ans a été adjugé fin 2012 à 65.000 euros lors d’une vente d’oliviers millénaires organisée à Montastruc-la-Conseillère (Haute-Garonne).

Douze des 26 oliviers proposés ont été vendus pour des prix variant entre 1.000 et 65.000 euros (plus des frais s’élevant à 20%) à des acheteurs français, comme « un grand vignoble du Bordelais », ou à des clients étrangers comme un jardin botanique au Moyen-Orient, a précisé Me Machoïr, propriétaire du château Lasserre où se déroulait la vente.

L’arbre vendu 65.000 euros (78.000 avec les frais) était de la variété Cordobil.

Il pesait 16,5 tonnes et avait une circonférence de 9,30 m.

Les vedettes de la vente étaient deux Farga, des « pièces rarissimes » selon Me Machoïr.

Un seul a trouvé preneur, à 35.000 euros (42.000 avec les frais), soit la moitié de l’estimation.

Ces oliviers, vendus en mottes, se présentent comme des troncs de près de 10 tonnes, d’environ 3 m de haut et de quelques 7 m de circonférence, avec seulement quelques rameaux verts car ils ont été taillés pour le transport. « C’est pour cela que nous parlons plus de sculptures vivantes de l’Empire romain que d’arbres », a noté le commissaire priseur.

 

En 2011, un autre olivier millénaire était parti dans une vente similaire au château de Montastruc-la-Conseillère à 64.000 euros.

Ce dernier était de la variété des oliviers Domitien et mesurait 6,90 mètres de circonférence ce qui laisse présager un âge canonique car les oliviers de plus de quatre mètres de circonférence sont réputés millénaires, indique Roamhy Machoïr. Ce spécimen venu du Portugal mesure 3,10 m de hauteur et pèse 10 tonnes. Il est baptisé Domitien « en hommage à l’héritage romain laissé en Espagne »

Ces arbres provenaient de la collection d’un Espagnol qui avaient pu les acquérir avant que l’Espagne n’interdise leur vente et leur exportation, car ils sont désormais considérés comme « patrimoine monumental ».