Les bénéfices de la consommation Bio

On ne cessera jamais de vanter les mérites du Bio. Consommer des aliments Bio procure de nombreux avantages.

Cela explique le succès du Bio auprès des consommateurs depuis 10 ans. L’agriculture Biologique s’invite en effet toujours davantage dans le quotidien, et plus particulièrement dans les cuisines, des foyers Français.

Mais où en sommes-nous de la consommation du bio en France ? Tramier fait le point en vous délivrant tous les chiffres et statistiques d’un secteur en plein développement !

Depuis 2017, les achats de produits alimentaires issus de l’agriculture Biologique ont augmenté de 17%. Ce marché est estimé à 8,373 milliards d’euros répartis ainsi :

  • 94,6% de consommation à domicile par les ménages soit 7,921 milliards d’euros.
  • 3,4% d’achats pour les produits Bio servis en restauration soit 452 millions d’euros.

Cet engouement pour le Bio a engendré une forte augmentation de la demande.

Face à ce changement de consommation, les marques et les distributeurs se sont tous repositionnés, proposant aux consommateurs une offre de plus en plus importante en termes de choix et de volume. Devenue accessible, entre autres,  grâce à cette production de plus en plus importante qui a permis de faire chuter les prix, la consommation Bio a rencontré une forte croissance.

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La production agricole Bio en plein essor

L’extension des surfaces agricoles Bio

Avec le développement d’Internet et de la demande d’information plus conséquente sur la composition des produits, les consommateurs sont devenus de plus en plus exigeants sur la qualité et la transparence des produits agro-alimentaires. Face à cela, les agriculteurs, convaincus du bien fondé de ce mode de culture qui améliore la qualité et le goût de leurs produits, sont de plus en plus nombreux à se convertir au bio pour répondre à ces attentes consommateurs des plus légitimes.

Toutes les filières sont concernées par le développement de ces surfaces en Agriculteur Biologique : fourragères pour l’alimentation du bétail, céréales, fruits et légumes, vignobles et textiles.

Cet essor du Bio bénéficie à toutes les régions de France et tout particulièrement la Corse, les Hauts de France, l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine et la Bourgogne-Franche-Comté, comptabilisant des croissances atteignant plus de 20%. Au vu du nombre de surface en conversion, les surfaces certifiées Bio devraient augmenter significativement en 2019.

Côté élevage, l’essor du Bio concerne l’ensemble des espèces. Notons que les élevages de poules pondeuses et de brebis sont particulièrement engagés en résonance avec une forte structuration de ces filières.

  • 3 492 producteurs
  • 1 552 transformateurs
  • 1 744 411 hectares étaient engagés en bio fin 2017 dont 510 610 hectares en conversion.

(Source Agence Bio – « L’agriculture biologique, un accélérateur économique, à la résonnance sociale et sociétale »)

L’agriculture Bio : un employeur dynamique

La main d’œuvre est fondamentale car les agriculteurs doivent répondre à des techniques d’agronomie adaptées, comme par exemple dans certains cas, le désherbage manuel. Le nombre d’emplois dans une ferme bio est supérieur au nombre d’emplois dans le conventionnel. On compte un emploi pour 14 hectares alors qu’en conventionnel on dénombre 1 emploi pour 200 hectares. Une aubaine pour les jeunes qui commencent dans une ferme en tant qu’apprentis et obtiennent, grâce à cela, la pérennisation de leur emploi. Ces métiers attirent également toute une jeunesse très éloignée du milieu agricole mais qui y retrouvent des fondamentaux qui donnent du sens et des valeurs à leur métier : respect des animaux et de l’environnement, qualité de leur travail, développement durable.

  • 134 500 emplois directs en 2017 soit 16 500 de plus qu’en 2016
  • L’agriculture Biologique génère en aval de ses filières 43 910 emplois (répartis entre la production, la transformation et la commercialisation)
  • L’emploi a progressé de + 9,5% dans le secteur du Bio

(Source BAEA – Agreste Chiffres et Données Agriculture n°238, juillet 2017)

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De plus en plus de produits Bio disponibles pour les consommateurs

Le Bio a longtemps eu l’image d’un produit cher. Et, en effet, le prix de la main d’œuvre ajouté à la rareté des produits et une demande accrue ont généré des coûts, pour ces produits bio, relativement élevés en comparaison à des produits classiques. Depuis 2017, les Grandes et Moyennes Surfaces (GMS) ont développé leurs gammes Bio et particulièrement dans leurs enseignes de proximité en zone urbaine. Ce développement a mis en avant une belle progression des ventes des produits Bio au rayon épicerie (+27%), des fruits et légumes frais (+22%) et des boissons alcoolisées (+21%). Résultats : les GMS ont gagné d’importantes parts de marché dans la distribution Bio (46%)

Ce positionnement des GMS a entraîné une baisse des prix des produits Bio les rendant ainsi accessibles à un public beaucoup plus large et sensibilisé.

  • Les distributeurs spécialisés en Bio (36% de parts de marché) ne cessent de se développer avec des records de croissance +15% en 2015+ 25% en 2016.
  • Les producteurs qui revendent directement aux consommateurs (13%) ont dépassé le milliard d’euros de chiffre d’affaire en 2017
  • Les artisans type bouchers, boulangers, cavistes voient leur part de marché s’élever à environ 5%

(Source Agence Bio Rapport « L’agriculture biologique, un accélérateur économique, à la résonance sociale et sociétale)

 

Nous allons vous proposer prochainement de nouveaux articles sur l’univers du Bio. Nous ferons le point notamment sur le Bio et la restauration collective ! Restez connectés 😉

Le Bio et la gastronomie > Notre chef Dominique Frérard évoque dans cette interview exclusive son point de vue sur l’alimentation bio. Cliquez ici pour la découvrir !

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